Souvenir d'une scène vue dans un parc public,
il y a plusieurs années.
Un vieux monsieur vient s'asseoir sur un banc ,
un peu à l'écart des gens,
pas très bien habillé,
une veste râpée, étriquée ,
un "p'tit vieux" comme on dit.
Il s'assoit donc sur le banc et fouille dans sa poche .
Il en sort un petit objet qui s'avère être un miroir.
Il se regarde dedans, en approchant de son visage,
tire ses joues, et le coin de ses yeux et,
après un petit hochement de tête,
là, assis sur son banc,
Il se met à pleurer ....
doucement, discrètement,
sans déranger personne.
.....
Cette scène est restée gravée dans ma mémoire avec le remord de n'avoir pas su faire le pas dont il avait peut être besoin.
Peut être voulait il simplement être tranquille à méditer sur le ravage des ans et, sans fausse pudeur laisser sortir son chagrin.
Sans fausse pudeur,
comme ceux qui n'ont plus d'amour propre à perdre.
Simplement pleurer mais juste pour ceux qui, par hasard le regarderaient ......
Comme une leçon.
L'évocation de cette scène me fait revenir à la mémoire ce poème de Jacques Prévert qui colle si bien avec cette anecdote ....
Le désespoir est assis sur un banc
Posté le 09/06/2008 à 20:14 sur iGloo blog