Le champ s'incline à la lumière
Au bas du ciel bleu plus serein
La route court sous la poussière
Mais le soleil n 'y est pour rien
La voix qui monte est sans éclat
Un gai refrain dans la voiture
Qui file à l 'horizon plus plat
Sur les roues d 'or dans la verdure
Un pan de mur blanc s 'élargit
Sous mes yeux qui tournent la meule
Un dernier rayon s 'étourdit
Sur le cuivre des tiges molles
Le jour s 'est écrasé derrière la maison
Il n 'y a plus qu 'un trou sous la lampe
Les soucis écartés et même notre espoir
Qui descend plus vite la rampe
Quand la fenêtre allume un feu neuf dans le noir
Pierre Reverdy
recueil ,
La plupart du temps
(1915-1922)
Pensée amicale pour celui qui a semé des graines de poésie ,
pour lui dire qu 'elles poussent bien
et que je pense toujours à lui
Merci Stéphane
Posté le 25/08/2008 à 21:20 sur iGloo blog