Voici que je me tiens sur le rivage de la mer ...
Un navire appareille.
Il déploie ses voiles blanches à la brise du matin et cingle vers l' Océan.
C' est là un objet de beauté.
et je restais à le regarder jusqu'à ce qu' enfin,
il s' efface à l' horizon .
et que quelqu'un à mes côtés dise :
"Il est parti"
Parti où ?
parti de ma vue, c' est tout.
Il garde la même taille, le mât, le bastingage, la même coque que lorsque je le voyais.
Il est toujours aussi capable de porter sa charge humaine à sa destination.
Qu' il diminue, qu' il échappe à mon regard,
voilà qui est en moi,
pas en lui.
Et juste au moment où quelqu'un dit à mes côtés:
"Il est parti"
voici que d' autres le regardent venir
et d' autres voix s' élèvent:
"Le voici, il vient !"
C' est cela qu' on appelle mourir .
William Blake .
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Gérard à emporté ce texte avec lui, comme un guide pour franchir le miroir mystérieux
une pensée qui franchi la frontière mieux que nos corps pesants de certitudes.
Le seul concept humain capable de traverser les contrées par où il voyage à cet instant.
le seul bateau qui ait des cales assez grandes pour charger tout l' amour qu' il a révélé en partant.
Comme la plante qu' on arrache de la terre, qui nous nourris, et nous montre,
dans le trou qui reste,
combien il a fallu d' amour pour la faire pousser
Ce n' est pas triste,
c' est juste une découverte.
La SEULE chose que nous ayons à faire sur terre,
c' est de nous aimer.
Posté le 04/04/2008 à 22:32 sur iGloo blog
